Lundi 17 mai 2010
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Voici quelques illustrations tirées du film de Germinal dont nous avons vu en classe les trente premières minutes. Il s'agit d'une adaptation du roman d'Emile Zola (1885). La scène se déroule
après notre période mais donne un aperçu de l'opposition bourgeoisie/ouvriers et des conditions de travail des ouvriers.
La scène d'entrée du film. La mine est présentée comme un monde sombre, un enfer fumant au milieu de la nuit.
Après des dizaines d'années passées dans la mine, les ouvriers ont du charbon dans les poumons. Bonnemort tousse en permanence et recrache du charbon.
Les ouvriers préparent leur repas de midi. Ici il s'agit simplement de fromage tartiné sur du pain.
Tout le monde travaille dans la mine. Les personnes âgées, les hommes, les femmes et même les enfants. Des familles entières descendent dans la mine.
Les propriétaires de la mine vivent dans une grande bâtisse construite au milieu d'un parc immense. Ils se déplacent à cheval et ont un concierge à leur disposition.
La fille de la famille ne travaille pas. Elle se lève tard. Elle n'a pas besoin de réveiller toute la famille, ni de préparer le petit-déjeuner. Celui-ci lui est apporté par une servante employée
par la famille.
Le contraste est donc très marqué entre la vie des ouvriers et celle des patrons.
Par Sébastien Pailler
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Mardi 25 mai 2010
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En 1836, Le Creusot fut racheté par Adolphe et Eugène Schneider, le maître de forges Boigues et le banquier
Seillière. Eugène Schneider avait acquis une expérience sidérurgique en suivant les cours du Conservatoire des Arts et Métiers et en dirigeant les forges appartenant à de Neuflize dont il épousa
la petite-fille. Quant à Adolphe, il se maria avec la belle-fille de Boigues. Ces appuis familiaux et professionnels leur donnaient une solide assise financière quand ils reprirent Le Creusot…
L'entreprise allait profiter de la conjoncture heureuse pour la sidérurgie que devaient provoquer la construction des chemins de fer, des bateaux en fer, des charpentes métalliques…
Sous le Second Empire, Eugène Schneider fit du Creusot une usine gigantesque, tout en étendant son pouvoir au monde des affaires, de la finance et de la politique.
Vice-président du Corps Législatif à partie de 1852, il accéda à la présidence en 1867. Il était lié avec Paulin et Talabot, le maître du P.L.M. (Compagnie ferroviaire)… Il était au conseil
d’administration du P.L.M. et de la Société Générale ; il était régent de la Banque de France. Sa prééminence était incontestée chez les maîtres de forges qu’il regroupa en 1864 en un
organisme de défense des intérêts de la profession, le Comité des Forges, car le poids économique du Creusot était considérable. A la fin de l'Empire, il produisait plus de 130 000 tonnes de
fonte, presque autant de fer, plus de 100 locomotives par an… Après la guerre, sur les instances du gouvernement, Schneider se tourna vers la fabrication de canons en acier, à l'instar de
Krupp.
Eugène Schneider était un « fondateur » : issu de la bonne bourgeoisie, il devint un des hommes les plus puissants de l’économie, non seulement par ses
capacités, mais aussi par ses liens familiaux et par l’appui de la banque Seillière. Après sa mort en 1875, la dynastie familiale se perpétua avec son fils Henri (1841-1898), son petit fils
Eugène (1868-1942) et son arrière-petit-fils Charles (1898-1960), dernier du nom.
Patrick Verlet, La révolution industrielle 1760-1870, M.A. Editions, 1985.
Par Sébastien Pailler
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Mercredi 26 mai 2010
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Par Sébastien Pailler
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